a l’est d’Eden

novembre 24, 2006

Hola

Je suis completement absorbe par ce bouquin, voila deux jours que je passe tres tranquillement a l auberge et ou mon activite proncipale est :lire… laissez moi vous faire profiter de cet extrait de la Genese, chapitre 4, qui est une tres belle source de reflexion pour Steinbeck.  

Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. ( ou justement “tu peux” le dominer, tu as LE CHOIX…) Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre. Caïn dit à l’Éternel : Mon châtiment est trop grand pour être supporté. Voici, tu me chasses aujourd’hui de cette terre ; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. L’Éternel lui dit : Si quelqu’un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l’Éternel mit un signe sur Caïn pour que quiconque le trouverait ne le tuât point. Puis, Caïn s’éloigna de la face de l’Éternel, et habita dans la terre de Nod, à l’est d’Éden.

 

 

Sinon je vais bien, le temps est toujours gris, j ai fait quelques petites sorties en ville, mais pour l instant je laisse de cote les trucs trop touristiques.. je suis alle au museo amazonico, voir un film (Amor de brujo) a l instituto ecutoriano de cultura hispanica, ce soir je vais voir un match de foot avec EriK (Liga Deportiva Universitaria de Quito vs Emelec de Guayaquil).  J ai commence a me nourrir un peu local, et pour l instant a part quelques rots desagreables il ya qq jours, je me porte plutot bien;-)

Muchos besos

 

4 réponses vers “a l’est d’Eden”

  1. clo a dit

    coucou, et celui-là, tu le connais ?

    Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
    Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
    Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
    Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
    Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
    Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleine
    Lui dirent : – Couchons-nous sur la terre, et dormons. -
    Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
    Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres
    Il vit un œil tout grand ouvert dans les ténèbres,
    Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
    - Je suis trop près, dit-il avec un tremblement.
    Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
    Et se remit à fuir sinistre dans l’espace.
    Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
    Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
    Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
    Sans repos, sans sommeil. Il atteignit la grève
    Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
    - Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
    Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. -
    Et, comme il s’asseyait, il vit dans les cieux mornes
    L’œil à la même place au fond de l’horizon.
    Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
    - Cachez-moi, cria-t-il ; et, le doigt sur la bouche,
    Tous ses fils regardaient trembler l’aïeul farouche.
    Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
    Sous des tentes de poil dans le désert profond :
    Étends de ce côté la toile de la tente.
    Et l’on développa la muraille flottante ;
    Et, quand on l’eut fixée avec des poids de plomb :
    Vous ne voyez plus rien ? dit Tsilla, l’enfant blond,
    La fille de ses fils, douce comme l’aurore ;
    Et Caïn répondit : – Je vois cet œil encore !
    Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
    Soufflant dans les clairons et frappant des tambours,
    Cria : -Je saurai bien construire une barrière.
    Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
    Et Caïn dit : – Cet œil me regarde toujours !
    Hénoch dit : – Il faut faire une enceinte de tours
    Si terrible, que rien ne puisse approcher d’elle.
    Bâtissons une ville avec sa citadelle.
    Bâtissons une ville, et nous la fermerons.
    Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
    Construisit une ville énorme et surhumaine.
    Pendant qu’il travaillait, ses frères, dans la plaine,
    Chassaient les fils d’Enos et les enfants de Seth ;
    Et l’on crevait les yeux à quiconque passait ;
    Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
    Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
    On lia chaque bloc avec des nœuds de fer,
    Et la ville semblait une ville d’enfer ;
    L’ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
    Ils donnèrent aux murs l’épaisseur des montagnes ;
    Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d’entrer. »
    Quand ils eurent fini de clore et de murer,
    On mit l’aïeul au centre en une tour de pierre.
    Et lui restait lugubre et hagard. – O mon père !
    L’œil a-t-il disparu ? dit en tremblant Tsilla.
    Et Caïn répondit : -Non, il est toujours là.
    Alors il dit : – Je veux habiter sous la terre
    Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
    Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. -
    On fit donc une fosse, et Caïn dit : C’est bien !
    Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
    Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
    Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
    L’œil était dans la tombe et regardait Caïn.

    La conscience, Victor Hugo

  2. antoine a dit

    connaissais pas non, mais merci,
    Caïn aurrait peut etre du accepter cet oeil qui le regardait,
    le regarder a son tour et lui montrer qu il existait..
    car on ne peut cacher nos tourments par des murs de pierre,
    il faut les accepter pour les reduire en poussiere…
    comme Ça, au feeling, bises a toi ticlo

  3. aurel insijam a dit

    alors elles sont comment les equatoriennes ?

  4. Cloton a dit

    a propos des équatoriennes, mon colloc Ju, qui a une grande expérience de l’Amérique latine, me dit qu’il faut faire gaffe : beaucoup cherchent à se faire mettre enceinte pour venir en Europe… alors, attention… ;-) )

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