finca amiruca
mars 2, 2007
ouyep!
de retour une nouvelle fois a Quito, cette fois ci apres deux semaines passees avec une famille kichwa au bord du rio Hollin, province de Napo.
J ai passe la premiere semaine en etant le seul wwoofer, il y a avait beaucoup d enfants car les cousins aussi etait la, peut etre 10 en tout! ca faisait une sacre animation. quand je suis arrive, j ai fait le tour de la finca (ferme) avec 4 ou 5 d entre eux, et ils m ont montre toute sorte de choses, une feuille qui teint les vetements, un fruit qui fait du chewing gum, des fruits dans lesquels la confiture est deja faite (!), les feuilles de canelle… A la finca Amiruca, ils cultivent beucoup de choses dans un souci de preservation des especes amazoniennes, et ils ont aussi une petite pepiniere ou grandissent des petites pousses de plantes pour la vente (plantes horticoles et medicinales). Gabriel, le pere de famille, travaille au parc national Yasuni, dans l extreme orient equatorien, il passe trois semaines par mois. Par chance ma premiere semaine a la ferme etait une semaine ou il etait de repos, donc a la maison. Mais il etait assez peu disponible et faisait souvent le navette avec les villes et villages alentours pour regler des affaires. Heureusement tous sont un peu passionnes de botanique et ont pu m aprendre certaines choses, notamment Henry, l aine de 24 ans.
Je me suis donc fait a cette ambiance petit a petit. Je dormais dans un petit bout de chambre que je partageais avec Henry, puis avec 2 ou 3 wwoofers de passage la deuxieme semaine. La maison est toute ouverte sur l exterieur, ce n est qu un toit et un plancher, il n y a pas de fenetre, faut dire qu il fait si chaud. Lors de mon passage, la secheresse recente ne permettait plus l arrivee d eau directement a la ferme. Une des taches courante etait donc d aller chercher de l eau au rio, ou d aller y faire les grandes vaisselles, chargeant tous les couverts et casseroles dans la canasta (panier) que l on porte garce a une laniere qui passe sur le front.
Le travail agricole proprement dit a souvent ete de “nettoyer” le terrain de la finca a la machette. Au maximum 1 heure trente de travail dans la matinee, car la chaleur et la lourdeur de l air, ne permette pas d en faire beaucoup plus. Tout pousse tellement vite, qu il faut le faire tres souvent, couper les petites pousses entre les arbres, reconnaitre ce qu il faut couper de ce qu il faut laisser. Ils sont notamment envahis de bambous, qu ils ont semes il y a quelques annes et qui se repandent tres facilement sur tout l espace de la ferme. Alors on a coupe du bambou en quantite. Avec Henry, nous avons aussi semes de nouvelles plantes, des fruitiers de toutes sortes. J ai plante trois graines d acacia qui viennent de France…
Au menu, riz, riz, riz, yucca (manioc) et platano verde (banane verte non sucree). Et lorsqu ils ont un peu d argent ou que les volontaires aident un peu, sardines ou thon en boite, poulet et fromage… J ai fait des crepes, mais j ai un peu foire ! Quelques fois nous avons prepare la chicha de chonta. La preparation est sensiblement la meme que la chicha de yucca que j avais abondamment goute dans les communautes shuar en decembre. La chonta est un petit fruit de palmier couleur rouge quand il est mur et qui une fois cuit propose une saveur proche de la patate. Je crois que la chicha est dans les cultures indigenes par son procede (fermentation provenant de la mastication par les femmes) , car on trouve egalement en Equateur de la chicha de mais, ou de canne a sucre. Selon la culture et le territoire.
Je n ai pas pris le temps d apprendre le kichwa, mais mon espagnol a du progresse un peu. Je n ai pas trop fait de dessin. J ai surtout passe mon temps libre au rio, a me baigner, laver mes habits, et mediter sur cette grosse pierre face a la fuite du courant vers l ouest. Parfois, apres de fortes pluies nocturnes, le rio montait sacrement de niveau et changeait tous nos reperes. J ai ceuilli pleins de petites graines bleues pour faire de l artisanat. Henry fait des bracelets et des colliers, il m a montre quelques trucs mais la encore, le temps est passe trop vite pour que j integre bien. J ai ete beaucoup fatigue dans l ensemble, la chaleur je pense, me clouait au lit de longues heures d apres-midi.
Lors de la seconde semaine, j ai rencontre d autres volontaires de passage. Et ma position en a ete change, j etais “l ancien”, celui qui connaissait, c est rigolo. Une allemande et une americaine sont restes quelques jours. Puis un couple de norvegiens, qui sont partis en meme temps que moi, laissant a la maison un couple d israeliens recemment arrive. J ai eu un mal fou a reparler anglais, mais l echange etait interessant. Ai rencontre une homeopathe, ahhh la memoire de l eau, faudra que tu me reexpliques papa!
Voila donc encore un joli bout d experience, si riche et parfois un peu etrange, que tu ne saisis pas tout. Je suis parti pour Quito avec Henry qui avait un travail a faire dans une finca plus a l ouest. Le bus qui nous a amene de Tena a Ambato de nuit roulait exagerement vite, le chauffeur et son collegue se croient proteges par la Vierge iconographiquement bien presente dans le bus. J etais assis pres de la porte qui ne faisait que s ouvrir et se fermer pour prendre des passagers au vol (et le mot est presque juste tellement le bus ne s arretait pas pour la montee des passagers). J ai pris un peu froid du coup, mais maintenant ca va mieux. Nous avons passe quelques heures a Ambato, pris un super petit dej au marche et avons continue vers Quito sur la route panamericaine qui passe entre les volcans Cotopaxi et Illinizas…
De retour a Quito, je suis alle voir le cousin Erik et son amie Ana, c est un peu mon ambassade la bas. Dimanche nous allons voir un autre match de foot ensemble, puis lundi je repars pour un dernier ptit tour dans le pays, un peu plus comme un touriste, vers les montagnes du Chimborazo puis les plages de la Costa. Je rentre en France jour de printemps et de paupau, dans pas longtemps donc !
Voici quelques photos de la finca Amiruca prises par les amis francais que j ai croise a Quito debut fevrier, et qui ont passe le mois de janvier a la finca.
Grosses bises
A Bientot
ilt’Antuño