Et voila…

mars 18, 2007

…le ressort est bandé, cela n a plus qu a se derouler tout seul..

enfin presque, car il me reste a trouver un moyen d emballer proprement tout ce que j ai pu amasser en 4 mois et que j ai depose au fur et a mesure chez Erik et Ana. Ca me rapelle le super emballage-carton qu on avait fabrique pour ramener deux tabourets du Cameroun. C est a peu pres le meme probleme, puissance 4!

Bien que ma tete soit presque entierement preoccupee par l organisation de ce depart, voici un petit recit du AntukoEcuadorTour, Marzo2007.

Je partimes tout seul a l aube d un lundi vers la petite bourgade andine de Guaranda. La route qui relie Ambato sur “l avenue des volcans” (ainsi est nomme cette vallee marquee par la Panamericaine qui relie Quito a Riobamba, et qui offre par temps clair une magnifique vue de chaque cote sur les plus hauts sommets du pays) a Guaranda, euhh, la route donc qui relie Ambato a Guaranda, passe au pied du Chimborazo, plus haut sommet du pays. Arrive a Guaranda, je me pose sur une place et une petite mamie vient me regarder, nous nous regardons de tres tres pres… sourire, yeux qui brillent, etrange complicite, instant magique. Puis un jeune garcon m accoste a son tour (!) et m apprend que je ne suis pas a Guaranda mais a Guanujo, je suis descendu dans un petit bled avant d arrivee a destination ! Bref, c est pas grave car il se trouve que c est le bon chemin pour aller a Salinas, un petit village andin auquel je souhaitais me rendre.

A Salinas, je retombe (aie!) sur les deux Israeliens que j avais rencontre a la Finca Amiruca. Nous passons deux jours ensemble a visiter les differentes fabriques de cette petite communaute tres active : chocolat, fromage, laine, tissage… le tout dans la paix et la tranquilite d un petit village perchee a 3500m dans un paysage etrangement alpin.

Mais le mieux, mais alors le mieux, fut notre expedition aux aguas termales, sources d eau chaude perchees a quelques 4000m au pied du Chimborazo. Nous avons loue un pick-up avec notre ami Luis et nous sommes partis sur les chemins du paramó (grandes prairies andines). Le paysage est somptueux, nous croisons quantites de troupeaux de lamas (ou vigognes?) et brebis, accompagnés parfois de tres jeunes bergers aux joues rouges. Sensation d immensite, debout dans la benne du pick-up, le vent fouettant la peau. Terrain ideal pour d interminables randonnes… Apres une heure et demie de ce somptueux trajet, nous arrivons aux sources. Relaxation.

Le lendemain, journee etape a Guaranda (que j ai enfin reussi a atteindre), puis le surlendemain Riobamba dite la Sultane des Andes. Deux jours tranquilles, a errer dans les rues, il n en fallait pas plus.

Vendredi matin, je m offre ce petit parcours touristique en train de Riobamba a Alausi, puis la vertigineuse descnte vers “la Nariz del Diablo”, le nez du diable. Trajet ferroviere qui se veut le plus difficile au monde, je crois que c est aussi la plus forte concentration de “gringos” du pays. Le paysage etait joli bien que nettement moins impressionant que ce trajet en pick-up dans le paramó. Cependant, l experience de rester quelques 7h sur le toit dun train bonde de toutes sortes de touristes, qui jettent des bonbons aux enfants au passage des villages, m a quelque peu fatigue. Le soir, nuit courte et etrange a Alausi. Le lendemain a 4h, depart pour Guayaquil city.

A Guayaquil, chaleur etouffante, promenade sur le Malecon (les quais du rio Guayas), et dans les rues du centre, les marchés.. je prends un bus de nuit direction la cote septentrionale vers Esmeraldas.

Arrivee au petit matin a Sua, petit village cotier, je marche quelques 300m depuis l endroit ou le bus m a “jete”, et j apercois ce palmier sur fond de mer s eveillant aux douces couleurs de l aube. Je me pose sur la plage, quitte mes chaussures et mmmhhh… envie de partager cet instant…

Le lendemain je file vers Muisne, une ile de pecheurs, separee du continent par un rio qui en fait le tour, bordee de forets de paletuviers, les mangroves. Le paradis. Je traverse tout le village et file tout droit vers la plage a un bon kilometre et demi au bout de cette grande avenue tournee vers l ocean. Je me trouve une petite piaule tranquillou en bord de plage, il y a quasiment rien ici. Une plage immense, deserte, bordee de cocotiers. Yahouuuuuuuuuuuuu……. Lorsque je vais me baigner, que je vais me confronter a ces grosses vagues, et que je me tourne vers la plage, une nouvelle fois la sensation d une certaine Asie me vient, Thailande….   j ai imaginé la puisssance terrifiante d un tsunami.

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Je pensais continuer mon chemin plus au sud, vers Mompiche notamment, paradis des surfeurs… mais je suis reste 4 jours a Muisne. J ai marche toute une journee sur la plage immense, en cherchant des graines ramenees par la mer. Tokayo, un ami artisan m a presente Fulto, autre artisan qui travaille la corne de taureau. Avec Tokayo et Paulo nous sommes alles pecher autour de l ile, tranquillement entre les mangroves… J ai peche un poisson grand comme mon bras ! Le soir nous l avons mangé puis je suis parti de nuit vers Quito. Puis hier Otavalo pour acheter quelques trucs au marché.

Voilou, c etait cool en tout cas, mais vraiment, mieux vaut se poser quelquepart que bouger tout le temps.

Quelques images de la rando a la laguna de Quilotoa en Fevrier.

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Voilou, ben je reviendrai une derniere fois depuis la France, vous donner quelques impressions, quelques souvenirs..

Grosses bises a tous,

A bientot

Antoine